Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a reconnu que « le tassement des grilles désespère certain·e·s agent·e·s qui ne voient plus de progression salariale. » Au-delà du constat, la CGT exige des réponses concrètes !
Des fonctionnaires en dessous du SMIC
Au 1er janvier 2026, le Smic est passé à 1 823,03 €, après avoir été revalorisé de 1,18 % du fait de l’inflation. Le point d’indice de la fonction publique n’a pas évolué, faisant que les cinq premiers échelons du grade C1, et les trois premiers échelons du grade C2 sont passés en dessous du Smic.
Ne pouvant pas légalement être payé·e·s moins que le Smic, plusieurs centaines de milliers d’agent·e·s publics doivent donc recevoir depuis le 1er janvier une « indemnité différentielle ».
Depuis 2000, à cause du gel ou de l’augmentation insuffisante du point d’indice, les agent·e·s de la fonction publique ont vu fondre leur pouvoir d’achat de 28,6 %. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2000, il ne serait pas à 4,92 € comme aujourd’hui, mais à 6,50 €.
La valeur du point doit redevenir le socle de la politique salariale, garant de l’unicité de la grille et de l’égalité de traitement. La revalorisation du point bénéficie aussi aux contractuels dont la rémunération est indicée et aux retraités en relevant la base de calcul des pensions.
👉 Calculez votre perte réelle sur le simulateur CGT
Les primes ne remplaceront jamais les salaires
La part des primes a triplé depuis les années 1980 pour atteindre près de 25 % de la rémunération globale. Opaques, aléatoires, discriminantes, elles creusent les écarts entre agent·e·s, notamment entre femmes et hommes. Elles dénaturent les missions de service public en important la logique du privé. Surtout, elles ne comptent pas dans le calcul de la pension, dégradant fortement le taux de remplacement à la retraite.
L'argument gouvernemental du « 1 % du point coûte 2 milliards » oublie que cette même hausse générerait 1,2 à 1,4 milliard de recettes via cotisations et impôt.



